Tous les graisses ne sont pas tous mauvaises pour la santé.

Malgré l’horreur qu’inspire le gras alimentaire et les recommandations anti-gras des principaux organismes de santé du pays, il reste que certains gras sont bons pour la santé et doivent être intégrés dans votre alimentation. En fait, en plus de la surveillance du poids, la meilleure stratégie nutritionnelle à adopter pour rester en bonne santé consiste à consommer davantage de ces bons gras et à éviter les mauvais. Consommer le bon type de gras est essentiel, car c’est surtout le gras alimentaire que l’on blâme pour la maladie coronarienne, qui est actuellement la première cause de décès aux États-Unis et dans la plupart des pays industrialisés, et bientôt dans le monde entier.

Aux États-Unis, par exemple, plus d’un million de personnes feront une crise cardiaque cette année et les victimes de maladies coronariennes et d’accidents vasculaires cérébraux compteront pour environ le tiers de cous les décès. Le coût de la maladie coronarienne et de l’accident vasculaire cérébral atteindra les 180 milliards de dollars, indépendamment de la perte de productivité.

L’alimentation – plus particulièrement la consommation de gras saturés – n’est certes pas la seule cause de la maladie coronarienne; le tabagisme en est la première cause, tandis que l’obésité et le manque d’exercice physique contribuent largement aux décès et aux cas d’invalidité. Mais, après l’abandon du tabagisme, le contrôle du type de gras ingéré est l’un des meilleurs moyens de prévenir la maladie coronarienne.

Gras alimentaire et tissus adipeux

Vous pensez peur-être: «Un instant! Si j’augmente ma consommation de gras, je vais engraisser et cela n’est pas bon pour le coeur!» Vous ne prendrez du poids que si vous augmentez votre consommation de gras sans rien couper dans votre alimentation.

Rappelez vous qu’il ne s’agit pas ici d’augmenter votre consommation de gras, mais de remplacer les gras saturés et les gras crans par des gras mono insaturés et polyinsaturés, tour en gardant constant l’apport quotidien en calories. Si vous procédez ainsi, vous ne prendrez pas un gramme. Si vous suivez déjà un régime faible en gras, songez à remplacer une partie de l’apport en glucides par des gras insaturés, surtout si votre eaux de cholestérol HDL (le bon) est faible ou celui de triglycérides élevé.

Bien sûr, on serait renté de croire au principe selon lequel une augmentation de la consommation de gras ferait engraisser. Cependant, les résultats de divers types d’études révèlent que ce n’est pas le cas.

  • Les personnes qui suivent un régime faible en gras perdent généralement de 1 à 2 kg au bout de quelques semaines, mais reprennent ensuite ce poids même si elles poursuivent le régi.me. Des essais sur la perte de poids avec répartition aléatoire des sujets indiquent que, au bout d’une année, on observe très peu de changement net du poids.
  • Des enquêtes menées dans divers pays d’Europe ont révélé que les femmes dont l’apport en gras alimentaire est le plus faible sont celles qui sont le plus souvent obèses, et vice-versa. Chez les hommes européens, il n’y a pas de relation entre l’apport en gras alimentaire et l’obésité.
  • Aux États-Unis, la réduction graduelle de la teneur en gras de l’alimentation – de 40 % des calories à environ 34 % – s’est accompagnée d’une hausse du poids moyen et d’une augmentation dramatique de l’obésité.

Bref, le gras que vous consommez ne vous fait pas nécessairement gagner du poids. Si vous avez l’habitude d’ingérer davantage de calories que vous n’en brûlez, vous allez prendre du poids d’où que proviennent ces calories: du gras, des glucides ou des protéines. Dans le contexte du présent chapitre, si vous maintenez constant l’apport en calories, vous ne prendrez pas de poids en remplaçant des glucides et des gras saturés par des gras insaturés.

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